Don't Stop Magazine - Index

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DON’T STOP : Depuis 2004, tu enchaînes les albums
et les tournées. Ne ressens-tu pas le besoin de faire une
pause ?
JOHN LEGEND : Pas vraiment. A la fin de
chaque tournée, je prends deux semaines de
vacances, et j’attaque ensuite l’enregistrement de
l’album suivant. Je ne ressens pas le besoin de
prendre du recul, ou de me reposer davantage.
Deux semaines, c’est tout ce dont j’ai besoin, sinon
je perds patience, et la musique me manque trop.
Pour ton nouvel album Evolver, comment est née cette
envie de changer de style, d’évoluer ?
Naturellement. Ca peut surprendre mon public
au premier abord, mais toute personne qui a déjà
assisté à un de mes concerts sait que j’adore la
musique up tempo et le hip hop en général. J’en
joue toujours sur scène. J’ai juste décidé d’en faire
pour cet album car j’avais envie de faire un album
joyeux, qui donne envie aux gens de danser.
As-tu évolué pour t’amuser ou pour changer ?
Un peu des deux. Au départ, je l’ai fait parce que
j’en avais envie tout simplement. Je voulais me
faire plaisir et m’amuser, et je voulais que ça se
retranscrive dans ma musique. J’avais envie de
travailler avec des producteurs différents et des
artistes que j’admire, sans totalement changer de
registre. Juste évoluer.
Qu’as-tu à dire à ceux qui pensent que tu as viré pop
avec cet album ?
Virer pop, pour moi, ce n’est pas un crime. Je ne
peux pas contrôler ce qui va se dire, ni ce que
peuvent penser mes fans. Je ne peux pas non plus
continuer à faire de la musique sans me mettre un
minimum en danger. Je suis conscient que je vais
décevoir des personnes, et en ravir d’autres. Ce sont
des risques à prendre, mais c’est aussi ça évoluer.
Ton premier single Green Light est une collaboration
inattendue avec Andre 3000 d’Outkast. Comment s’est
fait cette connexion ?
J’adore Outkast, et bien sûr Andre 3000. J’avais
terminé d’enregistrer ce morceau, et puis je trouvais
qu’il lui manquait quelque chose. J’ai tout de suite
pensé à Andre. Avec le producteur, nous l’avons
contacté, et il a accepté de poser dessus. Vu que nos
emplois du temps respectifs étaient surchargés, je
lui ai envoyé le titre, et il a enregistré sa partie de
son côté.
Sur Evolver, tu as aussi travaillé avec Pharell des
Neptunes sur le morceau It’s Over Now.
Avec Pharell, on se connaît depuis des années.
Il fait partie de ces personnes avec qui on se dit
toujours qu’il faudrait qu’on fasse un morceau
ensemble un jour. On s’est donc enfin décidé à le
faire.
Tu es signé sur le label de Kanye West. Quelle a été sa
réaction en écoutant Evolver ?
Kanye a toujours été d’un grand soutien dans
ma carrière, et avec Evolver, ça n’a pas changé.
J’ai beaucoup de respect pour lui, et son opinion
compte beaucoup pour moi. Pour Evolver, il
m’a laissé libre de faire ce que je voulais comme
toujours, et il m’a donné des conseils très utiles. Je
lui en suis très reconnaissant.
Aujourd’hui, tu as monté ton propre label HomeSchool
Records dont Estelle est la première signature. Quels
sont les futurs projets ?
Après le succès d’Estelle, je prépare la sortie de
mon premier artiste masculin. Son nom est Vaughn
Anthony, et c’est aussi mon frère.
d’s 07